Docteur Médéric MOREL

« La chirurgie de la ptose mammaire, c’est en fait réaliser un rehaussement de la poitrine (la remonter) associé à un remodelage mammaire (la refaire ronde).  »

Docteur Médéric MOREL

PTOSE :

DÉFINITION ET OBJECTIFS

La ptose mammaire correspond à un affaissement de la glande associé à une distension de la peau et une position trop basse de l’aréole et du mamelon. Il existe schématiquement deux situations différentes :


La ptose glandulaire, où le sein est entraîné dans sa chute par une glande lourde et un sein volumineux. Dans ce cas, il peut être utile d’alléger un peu le sein en même temps qu’on le remonte.

La ptose cutanée, où le sein a perdu son volume notamment après l’allaitement ou en cas de perte de poids (sein « en gant de toilette »).

Dans l’opération de la ptose mammaire, l’objectif est de réadapter l’étui de peau qui est trop grand par rapport au volume de glande sous-jacent.

PRINCIPES

Certaines ptoses peuvent aujourd’hui se traiter par la pose d’implants mammaires au revêtement poly-uréthane (cf le chapitre sur les prothèses mammaires). Cela ne s’accompagne pas forcément d’une augmentation de volume importante. On réalise alors un véritable redressement des seins.

Si on ne retient pas la solution des implants, le geste consiste à faire « lifting mammaire » c’est à dire remonter l’aréole et le mamelon, concentrer la glande en position plus haute et retirer la peau en excès afin d’obtenir un sein rond, harmonieux et en position plus haute. C’est la correction de la ptose mammaire. Ce lifting de la poitrine s’accompagne de cicatrices cutanées assez discrètes :


En cas de ptose cutanée, les cicatrices se trouvent autour de l’aréole, sur la verticale allant du pole inférieur de l’aréole jusqu’au sillon sous-mammaire et un petit trait horizontal dans le sillon sous-mammaire (environ 3 cm).

En cas de ptose glandulaire importante, il peut être utile de bien alléger le sein et de le remodeler, dans ce cas, on retrouve les cicatrices précédentes avec une horizontale dans le sillon qui est plus longue. C’est alors un véritable rehaussement des seins.

AVANT
L'INTERVENTION

avant l'opération de la ptose mammaire

Le volume et la forme souhaités pour le nouveau sein sont discutés au cours des consultations. Le médecin anesthésiste devra être vu en consultation environ une semaine avant l’intervention. Ce dernier prescrira éventuellement une prise de sang. Ce bilan est habituellement complété par le chirurgien qui demande un bilan d’imagerie du sein (mammographie et /ou échographie).

APRÈS
L'INTERVENTION

après l'opération de la ptose mammaire

Une hospitalisation ambulatoire est le plus souvent suffisante pour le lifting des seins. Le premier pansement est remplacé par un pansement plus léger et par la mise en place d’un soutien gorge qu’il faudra porter 24 heures sur 24 pendant les premières semaines. Les pansements à domicile sont réalisés par une infirmière. Les consultations postopératoires se font au cabinet, environ 15 jours après l’intervention puis à 2 mois et un an. Il s’agit d’une intervention peu douloureuse qui permet de rapidement pouvoir reprendre ses activités personnelles. Un arrêt de l’activité professionnelle d’environ une  semaine est utile.

AVANT
L'INTERVENTION

avant l'opération de la ptose mammaire

APRÈS
L'INTERVENTION

après l'opération de la ptose mammaire

QUESTIONS

Le résultat de l’opération du lifting mammaire est-il stable dans le temps ?

Oui. Si l’on garde un poids relativement stable, le volume de la poitrine ne variera pas. En revanche l’intervention n’empêche pas la peau de vieillir et le sein va se placer sans retomber.

Une grossesse est-elle envisageable après cette intervention ?

Oui. Il convient cependant d’éviter une grossesse dans les 6 premiers mois suivants l’intervention afin de prévenir un élargissement des cicatrices.

L’allaitement est-il possible après rehaussement mammaire ?

Oui. Mais il n’est pas recommandé afin de prévenir un élargissement des cicatrices.

Peut-on reporter un soutien gorge classique avec armature ?

Oui. A partir de 1 mois après l’intervention.

Peut-on continuer à faire des mammographies ?

Oui. Selon le rythme habituel de surveillance proposé par son médecin. Il faut néanmoins réaliser une mammographie qui servira de référence, environ un an après l’intervention.